La première saison de Taxi Brooklyn a commencé depuis le lundi 14 avril à 20h50 sur TF1 puis  elle sera également disponible en DVD le 04 juin prochain éditée par EuropaCorp.

Voici l’interview de l’acteur Jacky Ido pour Taxi Brooklyn :

Comment avez-vous réagi à la proposition de participer à la première série française entièrement tournée à New York ?

Comme disent les Américains, j’étais “fl abbergasted”*! Lorsque Luc Besson m’a appelé pour me proposer le rôle principal de Taxi Brooklyn, j’ai dû me pincer plusieurs fois pour y croire. Je me souviens d’un de ses coups de fi l me disant : “Amuse-toi, propose, lâche-toi, et s’il faut réajuster, nous réajusterons”. Etre au coeur de cette aventure m’a donné des ailes !

Qu’avez-vous pensé de votre personnage, Leo Romba ?

Lorsque j’ai découvert le script, j’ai eu l’impression de le connaître par coeur. Interpréter Leo était devenu un devoir. Il était tellement attachant à mes yeux que j’avais envie de le montrer au monde entier… Il me ressemble à bien des égards, mais contrairement à lui, je suis un vrai grand-père au volant !

Etiez-vous impatient de découvrir votre partenaire ?

Le scénario m’a tout de suite fait penser à Clair de lune, l’une de mes séries cultes quand j’étais enfant, dans laquelle Cybill Shepherd et Bruce Willis formaient un duo de choc. J’avais donc hâte de découvrir ma coéquipière ! Si l’alchimie ne se crée pas d’elle-même, elle est impossible à fabriquer. Dès les premières secondes de notre rencontre, quelque chose de magique s’est produit avec Chyler.

Comment avez-vous appréhendé le tournage à New York ?

C’est une ville que je connais bien pour y avoir tourné à plusieurs reprises. J’avais déjà senti l’énergie fantastique qui s’en dégage. En arrivant sur le plateau, je me suis tout de suite focalisé sur mon personnage. Avec les démons qui hantent son passé, Leo veut étreindre à bras-le-corps la nouvelle chance qui s’offre à lui. J’étais comme Leo, curieux de tout, avec l’envie d’embrasser cette expérience et de profi ter de chaque instant.
Vous partagez la même nationalité que les réalisateurs…
Tout l’intérêt d’avoir des Français derrière la caméra est de retranscrire le regard émerveillé de Leo. Habituellement, dans les séries américaines situées à New York – souvent tournées au Canada – les caméras sont braquées sur les acteurs, et la ville est reléguée au second plan. Pour Taxi Brooklyn, nos réalisateurs ont fi lmé la ville avec leurs yeux de cinéphiles ébahis. New York a tellement de facettes différentes… De Chinatown à Little Italy, nous avions l’impression de changer de pays !

Comment s’est passée votre collaboration avec le showrunner, Gary Scott Thompson ?

Gary est incroyable de ressources. Après le claquage de Chyler, il m’a lancé : “Ton personnage va lui rouler sur le pied et nous allons jouer autour de cette blessure jusqu’à ce que Chyler se remette”. Nous nous sommes regardés en nous disant : “Il est fou !” Finalement, en regardant le résultat, nous étions bluffés ! Grâce à l’abnégation extraordinaire de Chyler, ce coup du sort est devenu bénéfi que à la série : il ouvre une brèche dans laquelle Leo peut s’introduire pour faire évoluer leur complicité.

Quelles étaient vos relations avec vos autres partenaires ?

Nous avions une liberté totale pour enrichir nos personnages. Je me souviens de ma première rencontre avec Ally Walker, qui joue Frankie, la mère de Cat. Elle m’a tout de suite adressé quelques mots en français et m’a confi é son amour pour les films de la Nouvelle Vague. Je me suis dit qu’il fallait absolument insérer cet élément à la série ! Pour rendre Cat jalouse, nous avons étoffé cette complicité entre Frankie et Leo. Les acteurs américains sont des formidables partenaires de jeu lorsqu’il s’agit d’improviser.

Quelle place donnez-vous à l’improvisation ?

En tant qu’acteur, l’improvisation me tient particulièrement à coeur. Juste avant le tournage, je terminais mon deuxième film avec Claude Lelouch, connu pour lui accorder une importance capitale. Par mes expériences passées – notamment avec le collectif “La Famille” (regroupant des réalisateurs, humoristes, slameurs…) – je l’ai toujours associée à la recherche de la vérité de l’instant. L’atout majeur de Taxi Brooklyn est de réunir cette spontanéité artistique typiquement française avec la rigueur et le professionnalisme propres aux Américains.

Avez-vous aimé collaborer avec une équipe de cascadeurs ?

Alors que je n’avais pas tourné dans beaucoup de fi lms d’action jusque-là, je suis désormais prêt à en faire davantage, uniquement pour travailler à nouveau avec Michel Julienne et Pascal Lavanchy ! Avant de les rencontrer, je les soupçonnais d’être des “têtes brûlées”. Cette collaboration m’a fait comprendre que ces as du volant sont des hommes d’une prudence exemplaire. J’ai beaucoup appris à leurs côtés, ainsi qu’avec mon doubleur Jalil Lynch, aussi habile au volant que Michael Jordan sur un terrain de basket !

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Publié le : 22 avr @ 06h00